Le plein d'idées pour
votre décoration intérieure

Chaque année depuis plus de trente ans, l'été est l'occasion de mettre en
lumière les projets les plus créatifs et ingénieux de la jeune génération de
designers, sélectionnés parmi vingt-sept écoles de design et de création. L'objectif de ce temps fort
? Détecter les talents potentiels de demain, grâce notamment aux
expérimentations menées par les étudiants en fin de cursus mais aussi, pour la
galerie, d'endosser le rôle de vitrine
pour les écoles afin d'informer le jeune public intéressé par cette discipline.
Voici les projets coups de cœur de la rédaction.
Ondule, fauteuil réalisé en polyester armé de fibre de verre, mousse et textile 3D est un projet qui aborde la notion de surface et de texture animée. Suivant une trame prédéfinie, une peau vient s’accrocher et recouvrir son assise, en s’inspirant du mouvement et des ondes sonores. Il s'agit avant tout un travail de matelassage. Pour le jeune étudiant en design, Mattis Esnault : «En écho aux pixels, j'ai intégré la notion de trame dans ce travail. Ensuite, les notions d'onde et de fréquence sont venues nourrir le projet pour créer Ondule».
Par Mattis Esnault de l'École Régionale des Beaux Arts de Rennes
Le tabouret Y est le premier membre d'une famille de mobilier en métal plié construit sur le même principe, le pliage se rapprochant d'une forme de X et de Y. Une assisse en aluminium perforé, découpé puis plié. Grâce à sa légèreté, ce tabouret se veut avant tout nomade.
L'assisse joue avec le matériau et les facettes qui le composent pour créer des jeux d'optique de moirage. Aussi, cet objet se veut simple. Son seul ornement est la multitude de petits détails structurels qui le compose.
Par Gwenaël Prost de l'École Régionale des Beaux Arts de Rennes
« Enveloppée » est une assise sanglée à monter soi-même en contreplaqué bouleau, composée d'une mousse haute résilience, de tissu Kvadrat Highfeld, de polyester et de cuir.
Cette assisse est née de la rencontre du savoir-faire de la tapisserie et des techniques de découpe numérique du bois. La structure est assemblée sans machine puis recouverte d’une enveloppe en mousse et tissu. Deux sangles viennent tendre le textile et verrouiller les pieds. Le processus est simple et ne nécessite aucune fixation pérenne. La structure générale est découpée au laser et le plateau à la fraise numérique 5 axes. La tranche brunie du bois rappelle le processus qui l’a fait naître.
Collaboration avec Anne-Laure Roty, compagnon tapissier
Quentin Simonin de l'École Supérieure d'Art et de Design de Saint-Etienne
Quatre coussins, une enveloppe et une sangle pour composer et décomposer à l'envie. L'enveloppe sert de structure et est sanglée à une base coussins qui assure le maintien de l'assisse rendu rigide en partie basse. Le feutre confine les coussins-galets qui s'empilent. En partie haute, le feutre reste souple, il se tient droit ou se retrousse.
Morgan
Buchert de LISAA, L’institut supérieur des arts appliqués, Paris
En Fibre de verre, résine polyester et bois, « Hudada » est un tabouret haut dont les éléments sont interchangeables. Son assise est une forme flottante et onirique entre la selle de cheval et la selle de moto.
Mathieu Briand de l'École nationale supérieure des arts décoratifs - Paris
Un grand bravo aux étudiants qui ont travaillé de concert avec la fondation Bernardeaud. Mention spéciale pour « Mange ta mouche », une série d’assiettes de table en porcelaine.
Qui ne serait pris de dégoût en trouvant une mouche morte dans son assiette ? Pris séparément, des motifs abstraits composent le décor des assiettes, mais une fois posé sur la table dans le bon ordre, le service dévoile l’image d’une grosse mouche « morte ».
Sarah Feifer de l'École nationale supérieure d’art Limoges Aubusson
Ce miroir en biais, en feuille d’acier inox polie et contreplaqué laqué dédouble son reflet, offrant à la personne l’occasion de se contempler sous différentes perspectives dans un même temps.
Manon Leblanc de l'École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg
Généralement, on ne prête pas attention à l’espace qui se trouve sous la table. Ajouter des rangements aux pieds de la table, pour des stylos ou des ciseaux, par exemple, permet d’exploiter ces espaces invisibles. Les alvéoles de rangement de « Kartos » émergent du pied comme les branches d’un tronc. Associés à un plateau transparent, ces pieds de hauteur variable produisent un « bosquet » qui concourt à évoquer un espace naturel.
Taeyeon Yu de l'École Supérieure d'Arts de Brest
DAYLIT est un canapé-lit avec quatre fonctions : se détendre, dormir, manger et travailler. La table, les accoudoirs amovibles en tête de lit et lumineux en font un mobilier convertible optimisé et convivial.
Fanny Adam de l'ENSAD, l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs
Module d'étagère DO IT YOUR SHELF
Un même module conçu en tiges métalliques pouvant supporter des plateaux de différentes longueur. Le système d'étagères est réglable puisque vous récupérez les étagères dans la dimension que vous voulez. L'armature est faite d'une tige d'acier qui a été plié.
Nicolas le Nocher de l'École de design Nantes Atlantique
Voici un projet mené dans le cadre du workshop de valorisation des éco-retours de fenêtres et portes recueillis par la société Miller. Il était demandé à un groupe d'étudiants d'imaginer des produits autres que du mobilier classique. Laura et Aurélie ont proposé des lutrins permettant de poser des livres, cartes ou carnets, devant ainsi d'utiles objets contemporains
Laura Gasparini et Amélie Degrand de l'École de design Nantes Atlantique
L’exposition « VIA / les écoles de design / 2011 » se tiendra à la Galerie VIA du 8 juillet au 28 août.
Galerie
VIA
33, avenue Daumesnil, Paris 12ème
Tél : +33 (0)1 46 28 11 11
Du lundi au vendredi : 9h30 –18h30
Samedi et dimanche : 13h –18h
Galerie fermée tous les week-ends d'août.
Entrée libre
Reportage réalisé par Déborah Antoinat.