Le plein d'idées pour
votre décoration intérieure

Pendant les deux mois d'été, le VIA (Valorisation de l'innovation dans l'ameublement) offre une tribune d'expression aux écoles de design. La sélection de travaux d'étudiants présentée exprime la diversité française en matière de formation en design (Beaux-arts, Design, Design industriel). Cette année, ce sont une soixantaine de projets de 18 écoles de design qui ont été présentées aux visiteurs.

L'exposition, fruit du dialogue avec les différents établissements, permet de détecter les talents français potentiels de demain et de leur offrir un espace d'exposition. «Être exposé permet aux futurs designers de leur ouvrir de nouveaux horizons même si ils ne sont pas forcément édités à l'issue de ce temps fort», explique Michel Bouisson, chargé des Aides à la Création et des relations écoles.
Choisis au départ parmi une quarantaine d'école, les travaux de fin d'études ou réalisations d'étudiants en cours de cursus, sont sélectionnés parmi les plus représentatifs de l'esprit des écoles de design. Certaines écoles s'illustrent chaque année par leur approche : École Boulle, École Camodo, Ensci-les ateliers et bien d'autres. «De façon très visible cette année, le souci environnemental a été au cœur de chacun des travaux des jeunes designers, preuve que cette question devient de plus en essentielle pour les écoles», ajoute Michel Bouisson.
Cette année encore, la vitalité des jeunes talents a été manifeste et a donné le ton de ce qu'on trouvera demain dans nos intérieurs. Voici un panorama de quelques objets imaginatifs et inédits pour tous ceux qui n'ont pu se rendre à ce rendez-vous design!
Le projet «Étirement» revisite le geste classique de réglage de l'intensité d'une lumière en tirant sur une membrane en lycra. Plus le textile est tendu plus l'intensité de l'éclairage augmente. L'obtention de cet effet à la fois visuel, gestuel et tactile est possible grâce à l'existence d'un mécanisme caché dans la partie supérieure, le corps de l'objet.
Luminaire «Étirement»
Plateau en bois de pin / Lampe métal et diode / tréteaux en hêtre.
L 1m75x l 80 cm H 1m60. © DR
Voici une lampe de chevet mural à la douce appellation «La caresse». Deux positions, deux qualités de lumière pour deux avantages : confort et économies d'énergie!
Luminaire «La caresse»
L 60 x l 150 x H 265 cm. © DR
Le luminaire «Soyouz» est composé de trois petits spots, placés sur une base, dont la lumière est réfléchie par une parabole, de manière douce et diffusé. Chacun des spots de la lampe fonctionne de manière indépendante et peut être manipulé facilement. Lorsqu'ils sont placés sur leur base, leur lumière est reflétée par la parabole.
Luminaire «Soyouz»
L 15 x l 15 x H 30 cm © A. de Pastre
«Va & Vient» , c'est le nom de cette surprenante chaise à bascule-luminaire. Si les deux fonctions sont liées, c'est parce que le basculement produit l'énergie nécessaire au luminaire.
Chaise à bascule et luminaire
Bois + divers.
L 45 x l 45 x H 120 cm. © DR
«En m'inspirant du travail de Christian Lacroix, je mets en place un module répétitif qui, une fois assemblé par collage, génère un objet visuel nouveau.
L'ensemble du bois vient de chutes récupérées chez un menuisier leur donnant ainsi une deuxième vie. Le tabouret est en bois lamellé collé constitué de différentes essences et assemblé uniquement par collage».
Tabouret «Collection # 01»
L 30 x l 30 x H 74 cm.© O. Cortes
D'après un sujet de Philippe Blanchard (enseignant), Clarisse Dubus a proposé ce banc qui devait être «signifiant de l'école des Beaux Arts». « Le banc est un objet de connections, il crée des liens sociaux entre les personnes qui le partage, mais est aussi l'outil d'une relation entre le corps et l'espace. Il devient un point de repère ou d'orientation et parfois même la signalétique d'un lieu. C'est dans cet esprit que ce banc a été développé, reflet de son contexte, il s'intègre à l'espace en l'imitant, prolongent ses courbes, nous permettant de le redécouvrir.»
Banc en bois cintrable.
L 150 x l 45 x H 250 cm. © C. Dubus
L'ensemble Bois fluide, conçu par six élèves de l'ENSCI, se base sur l'expérimentation du bois malléable : les objets présentés (un porte-manteau, trois cintres, un sucrier et un pot à miel, une patère murale, une corbeille à papier et un principe d'assemblage) donnent à ce matériau des formes tout à fait surprenantes. Le porte-manteau créé par Joêlle Rigal (2ème année), en hêtre et en rotin, fait référence au portemanteau «perroquet » de Thonet. Il garde le même vocabulaire formel, en ligne avec l'utilisation du bois courbé. Le bois dessine un chemin graphique sur le mur créant une arborescence avant de s'en détacher et de devenir porte-manteau. Le bois courbé devient bois tourné aux extrémités comme une excroissance du bois.
Expérimentation bois malléable «Bois fluide»
Atelier J-F. DINGJIAN.
L 380 x l 195 x H 1050 (cm) © J. Rigal
Voici un objet inattendu. «Holle», est un miroir-vide poche. Disposé dans une entrée, «Holle» peut être utilisé comme vide poche et accueillir écharpe, foulard, etc. Renvoyer une image, en absorber une autre. L'étudiant, à travers cet objet, a souhaité «utiliser la réflexion du miroir et l'aspiration d'un trou afin d'en tirer des fonctions».
Miroir «Holle»
L 21 x l 53 cm © G. Gilliant
«Caminando» est un escalier atypique. Il s'agit d'un escalier cinétique, qui apparait au fur et à mesure de l'avancée, et découvrant une bibliothèque qui «se déploie devant vous et disparaît sans l'action de vos pas dans une chorégraphie toute particulière». Maquette très fragile, constituée de 800 pièces.
«Caminando»
Bois, aluminium, laiton, carton plume, cordes.
L85 cm x l 85 cm x H1.60 © S. Kunz
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Reportage réalisé par Déborah Antoinat