Édition 2010 des Écoles du design

VIA - Ecoles du design Nouvelle édition de l'exposition Via, les Écoles du design qui met à l'honneur tout l'été une soixantaine de projets d'étudiants, le plus souvent des réalisations effectuées durant leur dernière année d'études. Cet évènement est l'occasion pour les futurs designers de présenter leurs travaux et de mettre en avant leur créativité. Un temps fort pour ces futurs designers qui peuvent laisser exprimer leur vitalité dans la création avant de se confronter aux contraintes du métier. 18 écoles sont représentées, on retrouve l'École Boulle, l'École Camondo, Ensci-Les Ateliers et bien d'autres. Cette année, une nouvelle école était présente : l'École supérieure des Beaux Arts de Marseille. Le vernissage de l'exposition a donné lieu au lancement du premier guide pratique du métier de designer.

De nouvelles assisses

Voici la chaise «Équilibre» de Kai Shan TEOH de l'Ensa-Dijon réalisée en résine et fibre de verre.

Chaise «Équilibre» de Kai Shan TEOH

Crédit photo : © Choi Sun Ju

Bien plus occasionnelle qu’une chaise traditionnelle, cette assise est pensée pour être utilisée pendant les pauses.

Cette chaise joue avec nos mauvaises habitudes, se balancer, défier l’équilibre. L’idée est venue de transformer cette «manie» en obligation, la chaise ne fonctionne pas sans l’utilisateur.

Elle introduit la notion de posture dynamique.

 

 

 

Cette chaise graphique est signée Ricardo CARNEIRO de l'École supérieure d'Art et de Design (ESAD) de Reims formée à partir de tiges d'acier soudées.

Chaise graphique signée Ricardo CARNEIRO

Crédit photo : © Ricardo Carneiro

La Ligeira, caractérisée par sa finesse et son nombre réduit d’éléments constitutifs, met en exergue une sensation de fragilité et d’instabilité.

Les tiges d’acier sont organisées de façon à permettre l’assise bien que la structure nous suggère le contraire.

 

 

 

Les Tabourets Thibault FAVERIE de l'ESAD de Reims de ont séduit le jury.  «Splines» est un ensemble de 2 tabourets réalisé à partir de fonderie d'aluminium et surmoulage en silicone.

Tabourets Thibault FAVERIE

Crédit photo : © Thibault Faverie

Une ligne qui sert d’assise et qui épouse discrètement le corps comme un trait dessiné dans l’espace. Pour cette série de tabourets, deux versions se répondent, l’une à deux pieds ne trouve l’équilibre avec son utilisateur, l’autre est une courbe qui donne la sensation de fléchir sous le poids de ce dernier.

 

 

 

Le projet de Alice NOGUES (ESAD de Saint-Etienne), «Empreintée» est une chaise en résine polyester et métal.

«Empreintée» est une chaise en résine polyester et métal

Crédit photo : © Alexandra Caunes

«Empreintée» est une réflexion sur le positionnement du corps sur l’assise. Le corps effectue une chorégraphie sur l’assise en changeant de position toutes les 10-15 minutes. Nous nous souvenons tous nous être assis dans la nature, les sensations procurées par cette assise improvisée. La galette de cette assise est empruntée à la nature pour obtenir un relief à 45cm de hauteur et appeler à de nouvelles sensations d’assise. Réalisée dans le cadre du projet de diplôme «L’assise, témoin de l’évolution de notre société»

 

 

 

De nouvelles matières

Le «Guéridon de sel» Claire FAUCHILLE (ESAD de Reims) est réalisé en tiges d'acier, sel et résine.

«Guéridon de sel» Claire FAUCHILLE

Crédit photo : © Claire Fauchille

Le sel qui semble envahir la structure d’acier joue sur différents effets de textures ; lisse sur le dessus et granuleux sur le dessous. De plus sa transparence laisse entrevoir le squelette du guéridon.

Ce guéridon a été réalisé en alternant les strates de résine et de sel, jusqu’à obtenir un monticule qui vient maintenir les pieds du guéridon.

 

 

 

Voici une lampe fonctionnant à l'eau signée Manon LEBLANC de L'École supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg.  «WAT» est composé de bioplastique, de verre soufflé, d'aluminium, de bande LED et d'une pile à eau.

Lampe fonctionnant à l

Crédit photo : © Manon Leblanc
www.manonleblanc.fr

Pour alimenter cette lampe d’ambiance, seulement quelques gouttes d’eau sont nécessaires.

L’énergie produite est générée par une pile hydro-électrique (mise au point par des ingénieurs japonais) composée d’un bâtonnet de carbone recouvert de poudre de magnésium. L’eau génère alors une réaction électrochimique qui produit de la lumière. Pour la recharger, il suffit de reverser un peu d’eau tous les deux ou trois mois, quand le liquide s’évapore.

 

 

 

«Inziair» est un luminaire réalisé par Hippolyte BACHELET du Strate Collège Designers à Sèvres. Latex, plastique ont notamment été utilisés.

«Inziair» est un luminaire réalisé par Hippolyte BACHELET

Crédit photo : © Hippolyte Bachelet

Inziair à une forme organique. C’est un objet de synthèse entre la douceur d’une femme enceinte et la violence d’un airbag. Cette forme souple et ronde invite au toucher. Et c’est en le touchant que l’on agit sur son comportement. En fonction du nombre de doigts avec lesquels on touche sa surface tactile, on commandera sa luminosité, sa taille, sa hauteur…

En partenariat avec Florian Louineau.

 

 

Vive la récup!

OPCE a été conçu par Florent CORLAY (École de Design Nantes Atlantique) à partir de chutes de polyméthacrylate de méthyle qui peut être recyclé soit en étant fondu puis remoulé soit par dépolymérisation. La forme générale de la lampe a été chauffée dans un four puis moulée sur un moule en contreplaqué.

Lampe OPCE

Crédit photo : © J-C.Queffelec

Réalisée en plexiglas, néon et alimentation dans le cadre d’un stage chez Self Signal.

 

 

 

Marion D'HALLUIN et Nicolas LE NOCHER (École de Design Nantes Atlantique) ont travaillé sur «Versatile», un banc composé d’anciens châssis de portes et de fenêtres en bois. L’enfilade de chutes de différentes essences de bois forme des strates de nuances distinctes qui soulignent la nature éco-conçue du concept.

Banc composé d’anciens châssis de portes et de fenêtres en bois

Crédit photo :  © Nicolas Le Nocher

Partenariat avec la société Millet.

http://www.groupe-millet.com
http://mariondhalluin.ultra-book.com (M.D.)
http://nln.ultra-book.com (N.L.)

 

 

 

Le projet NOROC de Julien DEVAUX (EnsAD) s’inscrit dans une démarche de solidarité internationale en partenariat avec l’association Moldavenir. Osier, métal de récupération, cordelette synthétique de récupération permettent la création d'un mobilier artisanal : luminaire et corbeille. A partir d’objets récupérés dans les décharges et détournés par une intervention artisanale spécifique au village de Dubasarii Vechi (la vannerie) naît une collection d’objets uniques et décalés.

projet NOROC de Julien DEVAUX

Crédit photo : © Dominique Feintrenie

 

Le clin d'œil

Emilie CATTAÏ de l'École supérieure d'Arts de Brest présente le projet «Access All Areas», une lampe «double fonction». A première vue,  cette lampe n’a rien de très spécial par sa forme simple et ses couleurs neutres. Mais lorsqu’on retire l’abat-jour, elle se métamorphose en sex toy. Exposée lors de Tricky Things à la Galerie Revel d’isola. En plastique, tissu, système électrique et résine.

Lampe «double fonction» «Access All Areas»

Crédit photo : © Emilie Cattaï et Jacques Bocoyran

 

Infos pratiques

Exposition : « VIA / les écoles de design 2010 »
Galerie VIA du 6 juillet au 29 août 2010
29-35 avenue Daumesnil. 75012 Paris
www.via.fr

 

Reortage réalisé par Déborah Antoinat