Le plein d'idées pour
votre décoration intérieure

Le design, ce n'est pas uniquement une chaise, une table ou un luminaire. Le domaine de la déco/design n'est qu'une des ramifications d'une discipline aux applications diverses. Le dénominateur commun? Améliorer notre quotidien. La Biennale du Design de Saint-Etienne (20 nov.5 déc), évènement incontournable pour les amoureux du design a regroupé pour cette septième édition, une série d'expositions autour du thème de la téléportation avec pour ambition de répondre notamment à quelques problématiques actuelles : l'urgence écologique et l'efficacité des transports. Déco'In était présent et vous présente son best of de cette biennale.
Pour commencer, petit coup de cœur pour cette exposition qui nous rappelle que même les objets les plus évidents sont utiles pour notre quotidien et notre confort. Mais finalement qu'est ce que le confort? Le commissaire de l'exposition, Konstantin Grcic a sélectionné des objets de la vie quotidienne, devenus anodins, presque invisibles. L'exposition a souhaité ainsi décoder les aspects matériels du confort en montrant les outils et accessoires qui en sont les vecteurs. La scénographie muséale était là pour mettre en valeur ces objets. Un ciseau, une chaise pivotante ou un gobelet pour prendre son café à emporter, une certaine expression du confort.
Cette exposition a souhaité présenter au public une «démarche» design en entreprise autour d'une cinquantaine de projets. En voici quelques exemples.
Les Ustensiles pour la pâtisserie « Les essentiels de la pâtisserie» (Alessi) : C'est en observant les gestes, les proportions et les temps à respecter dans l'atelier du pâtissier Pierre Hermé que Matali Crasset a pensé ses essentiels de pâtisserie à destination des professionnels et des non-spécialistes.
Fauteuil Smarin : Ce projet a commencé par une démarche de recherche sur la couleur en volume. Les cinq formes sont une composition ergonomique de coussins et de sofas, elles s'assemblent et se superposent, servent à l'improvisation de différentes assisses.
Un barbecue solaire : ce produit est né de la rencontre entre un créateur d'entreprise, distributeur de fours solaires, et du designer avec comme enjeu de se recentrer sur l'usage d'un produit qui était jusqu'alors une affaire d'ingénieurs.
En matière d'éclairage, les avancées technologiques élargissent de plus en plus le champ d'action du design. Cette exposition présente quelques possibilités.
Lianes des Frères Bouroullec : une installation de lampes gainées de cuir présentée pour la première fois à la galerie Kreo en 2010.
Installation de 100 abat-jours en matériaux divers : designer «intégrée» au sein de BHV groupe/ galeries Lafayette, Marie de Lignerolles est spécialisée dans la conception de meubles et de luminaires grand public. Dans son installation Rêveries Domestiquées, elle met en scène ses dessins avec une centaine d'abat-jours réalisés spécifiquement pour la biennale.
Cette exposition s'affirme comme un lieu de convergence, «un point de rencontre qui permet de comprendre combien le monde du design est un grand village constitué de différents quartiers ». Pour benjamin Loyauté, commissaire de «Prédiction» : «Le temps n'est pas à l'immobilité, à la fossilisation des grands concepts mais à la prolongation, à la participation, à la connexion, à l'interactivité, au témoignage».
Luminaire « Jungle » par Eelko Moorer, Pays-Bas, 2010. Installation qui comprend un vase Voodoo et une plante grimpante et un luminaire au caractère végétal et primitif.
Fauteuil Sofa-Dress, Cho Eun Whan/ Shin Tai Ho, studio Maezem, Corée du Sud, 2009
Bram Boo. Overdose Chair, 2009, Belgique. S'ajoute à sa fonction d'assise, des rangements, des boites agglutinées donnant un aspect brouillon pour dénoncer l'orientation actuelle à gagner de la place à tout prix.
Tapis en bois, Elisa Strozyk, wooden textile, Allemagne, 2010. Un tapis qui renvoie un impressionnant effet de matière.
Fauteuil et luminaire, Kwangh Lee, Corée du Sud, 2010
Tapis Richard Hutten, Playing with tradition, 2008, Pays-Bas. Derrière l'idée du tapis, il y a celle d'une passerelle entre l'ancien et le moderne, l'orient et l'Occident. Travaillant sur la réinterprétation, il a eu l'idée d'étirer le tapis, de provoquer une sorte de bug informatique. Ce tapis ets une hybridation de deux époques, deux identités.
http://www.biennale2010.citedudesign.com
Reportage réalisé par Déborah Antoinat