Le plein d'idées pour
votre décoration intérieure

« Très jeune, je voulais être
designer. La vie l'a voulu autrement à un moment. Alors diplômée d'une école
d'ingénieur polytechnique universitaire, puis d'un DESS de management à l'IAE
(Institut d'administration des entreprises) de Lyon, mon parcours professionnel
a pris une tournure atypique : d'abord consultante en Recherche et
Développement puis auditeur qualité, manager de projets, conférencière,
formatrice en marketing dans des écoles supérieures, responsable de la
communication internationale d'un groupe logistique, directrice des opérations
d'une agence conseil en marketing & communication, organisation
d'évènements festifs, formateur-conseil indépendant en théâtralisation de lieux
de vente et enfin dirigeante fondatrice de My Crazy Touch® depuis sa création
en juin 2007. Et quelques lieux que j'ai fréquentés (avant de revenir sur mes
terres natales) : Lyon, Paris, et pour la démesure : Etats-Unis, Australie,
Égypte, ... Je pense qu'il n'y a eu aucun hasard : juste des zigzag autour d'une
ligne droite qui était déjà toute tracée et que j'ai fini par rejoindre, comme
dans un jeu de construction où tout est venu patiemment s'emboîter dans une
quasi perfection. Si je ne suis pas diplômée des Beaux-Arts ou d'une école de
design, si je n'ai pas eu pour mentor des artistes de renom, je ne regrette
rien de mon chemin. Je suis vierge de toute influence actuelle. Et sans mes
détours, je n'aurais jamais acquis la capacité que j'ai aujourd'hui d'offrir à
mes clients ce qui fait «my French crazy touch attitude» : un mélange
d'agilité, d'inventivité et de rigueur. Un service que je veux vendre «à
l'américaine», avec une créativité française.
D'abord le concept c'est : des
tableaux sur bois découpés à la forme, en trompe l'œil, avec un caractère
insolite, design et ludique, peints, et agrémentés de finition, pour décorer
les murs. Le concept est né de la synergie de divers facteurs :
Entre l'envie de me lancer dans la déco et la mise en ligne d'un site marchand fini, il s'est passé cinq mois.
Me lancer ainsi a été une gageure parce qu'au départ je ne suis pas peintre, j'ai tout appris très vite sur le tas. Mon crédo est vraiment de ne pas partir de la technique pour créer ; j'imagine d'abord un concept. Le reste vient après. A moi de me débrouiller ensuite pour trouver comment faire. Donc je connais le vertige de la page blanche. Cependant, cette absence de limite intellectuelle m'offre l'émotion d'arriver quelque part où les autres ne sont pas encore allés.
Décalé, poétique, fantasque (inspiré de contes de fée ou du théâtre), démesuré (avec mes très grands formats), un peu fou (d'où ma marque), avant-gardiste ou quasi pionnière dans les tendances. J'ai notamment créé des tags en guise de décor mural en juin et en octobre j'ai appris qu'un célèbre designer venait de redécorer entièrement, avec des tags, un hôtel haut de gamme parisien, les remettant au goût du jour ; autre exemple : le dernier salon «Maison et objets» de l'automne dernier a mis en avant l'esprit « Farm life » ou « slow tech » (tendances qui privilégient l'authenticité et les produits simples et fonctionnels avec des matières comme le bois ou la paille). «My Crazy Touch» offre depuis un an et demi des décors en bois à contre courant de la mode de l'époque (stickers), en ayant développé dès sa première collection des trompe l'œil réintroduisant la nature chez soi. Je veux aussi que mes décors amusent et qu'on ait envie de les toucher, de les détourner ; je ne veux pas qu'on me catalogue dans le style des décorations haut de gamme rigoureuses et sérieuses ; ce que je propose, c'est une touche de folie abordable pour tous. Je tiens à être très disponible, accordant beaucoup d'importance à mes clients : aujourd'hui certaines personnes m'envoient leurs faire-part et leurs photos de mariage, des photos de leurs intérieurs ou de leur bébé, nous partageons des moments de nos vies! Le tout dans une relation professionnelle mais il y a un vrai partage de valeurs communes!
La nouvelle collection est sortie
en juin dernier ; les produits sont tous «mes bébés» mais j'ai un
faible pour les dernières créations autour du thème de la communication (la main
pour son esprit, la machine à remonter le temps pour sa folie mais ma préférée
en terme de visuel et de toucher c'est le zip géant : quand je l'ai imaginée je
ne pensais pas qu'elle m'offrirait au toucher cette sensation une fois finie :
les branches flexibles c'est un peu fou sur du bois !
La campagne où je vis : le vent,
l'herbe et ses odeurs, un chant d'oiseau, ma chienne heureuse de ces rares
moments que je prends à la promener, quand je la vois libre à courir, à fourrer
sa truffe partout, boulimique ; mon esprit vagabonde et je "vois"...,
j'imagine, je ressens ; ce sont des restes de mon enfance passée à la campagne
; cette liberté et cet enthousiasme que me procuraient mes virées en vélo, je
passais mes journées sur la selle, seule, sans peur, sans portable, rentrant
juste pour déjeuner et dîner : je crois qu'aujourd'hui on n'a plus cette
liberté de faire, de vivre, de penser, d'essayer, il y a trop de risque. Et
dans cette campagne natale, ce qu'il y avait de bien c'est que je pouvais jouer
dans de vieilles granges : il y avait du silence, la chaleur d'une pierre,
l'odeur d'une planche de bois, une couleur qui manquait mais que je «voyais »...
Et soudain tout s'accélérait : les trois coups allaient bientôt marteler le
sol. Parce que j'étais déjà fantasque. J'imaginais un spectacle, je me mettais
à détourner des objets pour des spectateurs invisibles, je traçais un parcours
dans la grange, avec des volumes. Instinctivement : comme si tout était déjà en
place dans ma tête. Comme une évidence... Et quant tout était prêt, je m'attifais
et ouvrais grand mes portes pour qu'on vienne voir. Un jour on a dit que
j'étais folle...depuis, j'en ai fait ma marque de fabrique ! En plus quand
je n'étais pas à la campagne, je vivais à Vichy, une ville à l'architecture
magique (enfin pour moi), d'une autre époque comme on n'en fait plus, avec des
marches, de colonnades, des hauts plafonds, des dorures, des statues, des
pampilles et on y avait accès en tant
que gosse : on pouvait désacraliser la beauté des lieux pour mieux
l'apprivoiser, monter sur des estrades, se cacher derrière des colonnes, tester
l'écho de hauts plafonds, jouer... Bref tout ça m'a profondément marquée ; je
recherche dans mes créations ce qui nous ramène à l'enfance, ce qui nous rend
vivant et libre. Mes produits ne seront jamais des standards. Et si bien que
quand je rentre de promenade, au retour je dessine ou je réécris, complète
l'esprit qui règne autour d'une création ; mon cerveau ne s'arrête jamais
d'avoir des idées. Et puis il y a les gens aussi que j'aime regarder bouger,
«se prendre la tête» . Les livres, le cinéma et des expositions peuvent
aussi me donner de l'inspiration.
Oui, ma clientèle habite aussi bien en loft qu'en HLM ou en maison de lotissement, dans une petite ville, à la campagne ou à la mer ; l'âge de ma clientèle s'étale entre environ 23 et 66 ans, et je suppose que leur décoration est très différente ! Mes premiers clients étaient des femmes et de plus en plus d'hommes achètent mes produits ; j'offre un gamme très large de décors : exotique, rustique, design, urbain, enfant, glamour, baroque, sans compter les nombreuses personnalisations et créations sur mesure (qu'on ne voit pas en ligne car uniques, dédiées, ...) ; donc un choix de plus de 400 références si on inclue les variantes : un catalogue large et un service ultra personnalisé ; par exemple je gère aussi le manque de place : si un décor plait et qu'on le veut plus petit, je fais ! Et si on ne trouve pas son décor dans mon catalogue : je l'invente. J'ai fait des décors de porte il y a quelques mois : un pour chaque pièce... Et je développe aussi des décors pour lieux professionnels en intérieur ou extérieur, avec d'autres technologies, d'autres matériaux.
Mes décors sont en bois, ils ont
donc un toucher différent, accru par la finition (peinture, dorure,
craquelure, cires, et les accessoires déco : perles, fils de fer etc.). Ils
sont donc en 3D le plus souvent (à mi chemin entre l'objet et le décor mural)
et ont parfois des fonctions utilitaires (miroir, porte-objet, accroche clé,
possibilité de lumières, ...). Ils sont de création artisanale bien que livrés
eux aussi sur Internet. Ils ont un caractère écologique : en bois et ne sont
pas éphémères puisque se décrochent du mur (pratique si on veut repeindre le
mur ou refaire la tapisserie, pratique si on doit déménager) ; sont donc
réutilisables, transmissibles à une autre génération (qui pourra les repeindre)
ou à des amis. Ils s'accrochent sur
mur granuleux, en pierre, papier peint, cachent des fissures, ... Ils ont une
âme : des heures passées sur chaque décor font au final une différence ! Mes
produits numérotés sont à mi chemin entre l'œuvre unique et le produit
industriel en série et sont créés et fabriqués en France. Le plus souvent, ils
sont de très grands formats et toujours à un prix très accessibles pour la
qualité : le consommateur s'y retrouve vraiment. Ce sont parfois des
créations uniques dédiées à un client.
Je travaille beaucoup, dans une recherche permanente de progrès telle une perfectionniste... et suis archi-polyvalente. L'absence de monotonie dans mon métier me donne du tonus.
J'en ai plein mais ça c'est encore top secret ! Je peux juste dire que mes projets ont un moteur : développer encore plus la commercialisation de mon concept ; à ce titre je recherche dans un esprit partenarial des boutiques indépendantes, une par département ou région, avec pour chacune un positionnement bien distinct.»
Retrouvez tout l'univers de My Crazy Touch sur le site Internet : http://www.mycrazytouch.fr/shop/
Crédit photos: My Crazy Touch
Propos recueillis par Déborah Antoinat